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Il y avait alors chez les Arvernes (Auvergne),
un jeune noble, Vercingétorix, grand, robuste, brave, bon cavalier,
adroit à lancer le javelot; il avait servi dans l'armée romaine et
César le croyait son ami. Il possédait de grands domaines, il arma ses
serviteurs et voulu prendre le pouvoir; les nobles le chassèrent de la
ville, il souleva les habitants des campagnes, rentra en armes dans la
ville et devint roi des Arvernes. Il envoya alors des messagers aux
autres peuples gaulois, pour combattre les Romains; réunit des armes et
des vivres, et établit la discipline dans son armée; il faisait
brûler vifs les traîtres, et couper les oreilles ou crever les yeux aux
déserteurs.
(..) Une dernière bataille décida toute la
guerre. Les Romains repoussèrent à la fois l'armée du dehors, une
embuscade cachée sur une colline et l'armée de Vercingétorix qui
avait franchi le fossé. L'armée de secours se dispersa (52).
Vercingétorix, rentré dans son camp, offrit de se livrer pour sauver
son armée. César exigeait qu'on lui livrât les chefs.
On raconte que Vercingétorix, seul, à cheval, en armes, arriva devant
César assis dans son prétoire, puis, sautant à bas de son cheval,
sans dire un mot, il jeta à terre son casque et son épée.
(...) ce fut la dernière lutte. César se vantait
d'avoir, en 8 ans, pris 800 villes, soumis 300 peuples, massacré 1
million d'hommes et vendu 1 million comme esclaves. La Gaule tout
entière jusqu'au Rhin appartenait aux Romains.
Pendant un an, César visita les peuples gaulois pour organiser le
gouvernement. Les ennemis des Romains avaient péri. César travailla à
s'attacher les survivants. Il ne confisqua pas les terres et n'établit
qu'un impôt très faible. Il demanda surtout aux Gaulois de lui fournir
des soldats auxiliaires; les nobles le suivirent volontiers; il forma
avec des Gaulois une légion surnommée l'Alouette. Il pouvait
maintenant quitter la Gaule, il en ramenait l'armée qu'il y était venu
chercher.
Charles Seignobos, Histoire narrative et descriptive du peuple
romain, A. Colin, 1894
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Cliquer sur la couverture du livre pour une présentation de l'ouvrage
Bientôt Vercingétorix envoya en secret, dans
toutes
les parties de la Gaule, des hommes chargés d'exciter les Gaulois à se
soulever. On se réunissait la nuit sous l'ombre impénétrable des
grandes forêts, auprès des énormes pierres qui servaient d'autels; on
parlait de la liberté, on parlait de la patrie, et l'on promettait de
donner sa vie pour elle.
Au jour désigné d'avance, la Gaule entière se souleva d'un seul coup,
et ce fut un réveil si terrible que, sur plusieurs points, les légions
romaines furent exterminées....Vercingétorix vainquit César à
Gergovie.
Six mois durant, Vercingétorix tint tête à César, tantôt vainqueur,
tantôt vaincu.
Enfin César réussit à enfermer Vercingétorix dans la ville d'Alésia,
où celui-ci s'était retiré avec soixante mille hommes.
Alésia, assiégée et cernée par les Romains, comme notre grand Paris
l'a été de nos jours par les Prussiens, ne tarda pas à ressentir les
horreurs de la famine.
Enfants, réfléchissez en votre coeur, et demandez-vous lequel de ces
deux hommes, dans cette lutte, fut le plus grand.
Laquelle voudriez-vous avoir en vous, de l'âme héroïque du jeune
Gaulois, défenseur de vos ancêtres, ou de l'âme ambitieuse et
insensible du conquérant romain? "
G. Bruno, Le
tour de la France par deux enfants. Devoir et Patrie,
Quatre-cent-onzième Edition, Librairie classique E. Belin * Première édition en 1877
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Reddition de Vercingétorix. - Alors,
Vercingétorix se sacrifia. Revêtu de son plus beau costume de guerre,
il sortit d'Alésia au galop de son cheval et fit deux fois le tour du
camp romain. Arrivé devant l'estrade où César était assis, au centre
de ses troupes, Vercingétorix sauta à terre, se dépouilla de ses
armes, puis, sans mot dire, attendit.
César le fit enchaîner et conduire à Rome. Il y fut mis à mort, six
ans plus tard, au cours de grandes fêtes données en l'honneur du
vainqueur.
L'histoire honore, en Vercingétorix, un héros de l'indépendance
nationale."
P. Bernard et F. Redon, Nouvelle Histoire de la France, cours moyen 2e
année, Programme 1945, Librairie Fernand Nathan
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La chute d'Alésia marque la fin de
l'indépendance de la Gaule et le brusque arrêt de son essor. La Gaule
sortit de la guerre ravagée: elle avait perdu environ un million de
morts, un autre million d'hommes réduits en esclavage. Pourtant elle
allait se romaniser plus rapidement qu'aucun des autres pays conquis par
Rome, et devenir en peu de temps une des provinces les plus riches du
monde romain.
Cours J. Isaac, G. Dez & A. Weiler:
histoire 6e, Hachette, 1955
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"La soumission semblait
presque achevée quand l'armée romaine, cantonnée au coeur du pays,
fut menacée par un soulèvement général, qui réunit la pluspart des
peuples en une ligue de guerre contre les envahisseurs étrangers. Elle
était commandée par un chef arverne qui avait servi dans l'armée
romaine, Vercingétorix, dont les historiens français du XIXe siècle,
par un patriotisme rétrospectif, ont voulu faire le héros national de
la Gaule"
Histoire sincère de la nation française,
Rieder,
Paris MCMXXXIV p. 30
(...)Vercingétorix fut forcé de faire
camper sur les pentes d'Alésia son armée trop nombreuse qu'il ne
savait comment nourrir. César travailla à l'y enfermer. Il le cerna en
établissant son infanterie sur les collines, sa cavalerie dans les
intervalles. Puis tout autour de la montagne d'Alésia, il fit creuser
deux fossés larges de 15 pieds, profonds de 8, l'un d'eux plein d'eau;
il fit élever un rampart de 16 kilomètres, surmonté d'une palissade
et flanqué de tours à 80 pieds l'une de l'autre. En avant du fossé,
il fit planter 8 rangées de pieux pointus cachés sous des branches,
pour arrêter la cavalerie.
Du côté de la campagne, il fit faire un retranchement extérieur
pareil. Le travail dura cinq semaines. Vercingétorix avait envoyé
demander secours, disant qu'il n'avait plus de vivres que pour trente
jours. La famine commença; les femmes, les enfants, les vieillards,
chassés d'Alésia par les Gaulois, moururent de faim entre les deux
camps.
César reprocha à Vercingétorix sa
trahison, il l'envoya à Rome où on le garda six ans en prison,
jusqu'au jour du triomphe; puis il le fit exécuter.
César distribua les captifs à ses soldats, chacun eut un Gaulois à
vendre. Il se réserva 20 000 Eduens ou Arvernes dont il se servit pour
faire soumettre les deux peuples.
La révolte générale était écrasée; mais il fallut encore soumettre
plusieurs peuples, qui continuaient à faire une guerre de surprise,
surtout dans le Nord. César s'y employa toute l'année suivante.
Il ravagea le pays des Carnutes qui s'enfuirent dans les forêts où ils
périrent de froid et de misère. Leur chef lui fut livré, il le fit
battre de verges et décapiter.
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Siège d'Alésia
"Lorsque tout espoir fut perdu, Vercingétorix monta sur son cheval
de bataille, sortit de la ville et arriva en face de César. Il ne
prononça pas une parole, mais il jeta aux pieds de son vainqueur son
épée, son javelot et son casque. César resta froid et cruel devant
une si grande infortune si noblement supportée. Il fit garotter le
vaincu et l'envoya à Rome, et le fit décapiter six ans plus tard. La
France reconnaissante a fait élever une statue au défenseur de la
Gaule"
Désiré Blanchet, Histoire de France, cours moyen, Librairie
classique Eugène Belin, Paris 1888
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Récit
1-"Vercingétorix est né dans le pays des Arvernes, qui est
aujourd'hui l'Auvergne.
2- Les Gaulois le prirent pour chef, parce qu'il était noble et
brave.
3-Il résista d'abord victorieusement à César; mais bientôt il fut
enfermé par lui dans Alésia.
4- une grande armée gauloise arriva à son secours, mais ne put le
délivrer; bientôt on mourut de faim dans la malheureuse ville.
5-Alors Vercingétorix se dévoua pour les siens. Il sortit de la ville,
revêtu de sa plus belle armure, monté sur son plus beau cheval,
et se rendant seul auprès de César, il jeta ses armes aux pieds du
vainqueur.
6-César le fit enchaîner et l'emmena à Rome: il le fit retenir six
années en prison, et au bout de ce temps, il eut la cruauté de faire
périr le héros qui avait défendu la Gaule."
Ernest Lavisse, Histoire de France ( année préparatoire, avec
récits à l'usage des commençants), Librairie classique Armand Colin
et Cie, 1887
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Conquête de la Gaule par les
Romains -Dès
lors, les Romains n'eurent plus qu'un seul désir: asservir
le pays tout entier. Mais le souvenir de leur défaite à Allia et le
courage de nos ancêtres leur inspiraient un tel effroi qu'ils crurent
nécessaire d'employer le ruse.
Déguisant leurs desseins, ils se présentèrent d'abord aux Gaulois
comme des défenseurs: en 101, le général romain Marius écrasa,
près d'Aix, une armée de Germains, les Teutons, qui avaient
envahi la Gaule. Plus tard, en 58, César arriva dans les mêmes
intentions: il venait, disait-il, défendre le territoire gaulois
menacé par deux invasions nouvelles: celle des Suèves sortis
de Germanie et celle des Helvètes (les Suisses).
Mais quand, sous ce prétexte, il eut établi ses légions dans tout le
pays, il jeta le masque et se présenta comme un maître. Les Gaulois,
trompés, ne se résignèrent pas à accepter paisiblement la servitude,
ils prirent partout les armes. Vaincus d'abord, ils faillirent triompher
quand un jeune et héroïque chef des Arvernes (Auvergne), le
Vercingétorix,
les eut réunis sous sa direction; ils remportèrent une grande
victoire à Gergovie (Clermont-ferrand), mais ils furent ensuite vaincus
à Alésia (Alise-Sainte-Reine, Côte-d'Or), et le Vercingétorix donna
noblement sa vie pour racheter celle de ses compagnons"
A. Ammann & E.-C. Coutant, Histoire de la France, des origines à
nos jours ( préparation du certificat d'études), Librairie Classique
Fernand Nathan, 1892
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"L'histoire de ce qui s'est passé en ce
temps-là dans la Gaule, notre patrie, est émouvante.
Il y a bientôt deux mille ans, un grand général romain, Jules César,
qui aurait voulu avoir le monde entier sous sa domination, résolut de
conquérir la Gaule.
Nos pères se défendirent vaillamment, si vaillamment que les armées
de César, composées des meilleurs soldats du monde, furent sept ans
avant de soumettre notre patrie.
Mais enfin la Gaule, couverte du sang de ses enfants, épuisée par la
misère, se rendit.
un jeune Gaulois, né dans l'Auvergne, résolut alors de chasser les
Romains de la patrie.
Il parla si éloquemment de son projet à ses
compagnons que tous jurèrent de mourir plutôt que de subir le joug
romain. En même temps, ils mirent à leur tête le jeune guerrier et
lui donnèrent le titre de Vercingétorix qui veut dire chef.
.
(...)Le noble coeur de Vercingétorix n'hésita point: il résolut de se livrer
lui-même...Alors, se parant pour son
sacrifice comme pour une fête, Vercingétorix, revêtu de sa plus riche
armure, monta sur son cheval de bataille, Il fit ouvrir les portes de la
ville, puis s'élança au galop jusqu'à la tente de César.
Arrivé en face de son ennemi, il arrête tout à coup son cheval, d'un
bond saute à terre, jette aux pieds du vainqueur ses armes
étincelantes d'or, et fièrement, sans un seul mot, il attend immobile
qu'on le charge de chaînes.
Vercingétorix avait un beau et noble visage; sa taille superbe, son
attitude altière, sa jeunesse produisirent un moment d'émotion dans le
camp de César. Mais celui-ci, insensible au dévouement du jeune chef,
le fit enchaîner, le traîna derrière son char de triomphe en rentrant
à Rome, et enfin le jeta dans un cachot.
Six
ans Vercingétorix languit à Rome dans ce cachot noir et infect. Puis
César, comme s'il redoutait encore son rival vaincu, le fit étrangler....
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"Lisons: les Gaulois accourent à l'appel de Vercingétorix.
Ils incendient les villages et les récoltes pour que les Romains ne
trouvent plus rien à manger. Vercingétorix bat Jules César à Gergovie,
mais les soldats obéissent mal. Il est obligé de se réfugier dans
Alésia. Les armées romaines entourent la ville pour en faire
le siège. Les Gaulois qui y sont enfermés meurent de faim.
Lisons:
Vercingétorix veut sauver ses compagnons. Il prend ses plus belles
armes, monte sur son cheval de bataille et se présente seul devant
Jules César....( la scène, comme la plupart est illustrée d'un dessin
commenté)
Jules César donne l'ordre de l'enchaîner et l'emmène prisonnier à
Rome, où il le fait égorger six ans plus tard.
Retenons le nom du Gaulois qui a si vaillamment défendu sa patrie."
E. Personne, M. Ballot, G. Marc, Histoire de France, cours élémentaire,
Librairie Armand Colin, 1953
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"Alésia (52 avant J.-C)-La guerre entre Vercingétorix et
Jules César dura dix mois. L'événement décisif fut la prise
d'Alésia par les Romains.
Alésia était une forteresse où Vercingétorix et ses soldats, vaincus
par les Romains, s'étaient réfugiés. César l'entoura d'immenses
retranchements, formés de fossés, de levées de terre, de palissades,
et en fit le siège. Il comptait forcer les Gaulois à capituler par la
famine. Vercingétorix fit sortir, de
nuit, quelques soldats fidèles, avec mission d'aller chercher des
secours dans toute la Gaule. César, instruit par ses espions, fit
creuser en hâte, du côté de la campagne par où devaient arriver les
secours, une autre ligne de tranchées, encore plus formidable que la
première.
Bientôt, en effet, l'armée gauloise de secours apparut. En tumulte,
elle donna l'assaut, mais elle fut repoussée. Après huit jours
d'efforts sans résultats, découragée, elle se retira. De son côté,
Vercingétorix avait vainement tenté plusieurs sorties. La défaite des
Gaulois était complète.
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Vercingétorix, héros national gaulois.
Les Gaulois, peuple fier, s'habituaient mal à être traités en peuple
sujet. Bientôt une révolte éclata dans la Gaule du Nord et du
Nord-Est. César passa un an à les châtier; il brûla, saccagea les
villages, et massacra les habitants ou les vendit comme esclaves (53).
L'exaspération ne fit que grandir en Gaule. En 52, éclata une nouvelle
révolte, véritable guerre de libération. Cette fois presque tous les
peuples gaulois s'unirent, sous la direction d'un jeune chef arverne -
auvergnat - brave, éloquent et hardi, Vercingétorix.
(...) (Alésia)
Pour briser toutes les tentatives ennemies, les légions accomplirent un
travail formidable: deux lignes de fortification, une face à la ville,
l'autre face à l'extérieur. Assiégés et armées de secours s'y
brisèrent. Quand vercingétorix eut perdu tout espoir, il résolut de se
sacrifier pour sauver au moins ses compagnons: de lui-même,
héroïquement, il se livra à César (52). Le vainqueur, impitoyable,
le fit étrangler six ans plus tard, à Rome, le soir du triomphe.
Vercingétorix avait sans doute servi dans
l'armée romaine, car il avait reçu le titre envié d'ami de César:
il devait être son ennemi le plus redoutable. Au début de l'année
52, il réussit à faire reconnaître son autorité non seulement chez
les Arvernes, mais dans presque toute la Gaule centrale et l'Armorique.
Brave, éloquent, à la fois hardi et avisé, il jouit bientôt d'un
grand prestige. Mais les Gaulois étaient si indisciplinés et si
désunis que Vercingétorix dut aussi employer la force pour se faire
obéir; les traîtres, les déserteurs furent impitoyablement
suppliciés.
Malet & Isaac: Histoire romaine, classe de 5e, Hachette, 1931
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Vercingétorix
(*en Auvergne, vers 72, Rome, 45 av. J.-C.)
"..Pour maintenir l'unité de la coalition gauloise, il se fit
donner des otages par toutes les cités et imposa à chacune d'elles une
certaine quantité d'armes à fournir. Il rangea ainsi sous son
commandement la majeure partie de la Celtique du centre et de
l'Armorique. Chef impitoyable, il n'hésitait pas à sanctionner le plus
durement toutes les fautes contre la discipline, faisant crever les yeux,
couper les oreilles aux coupables ou même les brûlant vifs." Michel
Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'histoire, Larousse/Bordas,
1978-1996
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